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  Jean-Philippe Querton

Momoqueurs (389 à 394)

Lundi 9 août 2010 (389)

 Il s'ébroue, il se secoue...

Il tente de sortir de cette douce euphorie que permettent la grasse matinée, la sieste au soleil ou sous la pluie, la balade au fil de l'eau où volent les libellules...

Il pense que les jours reviennent où l'esprit doit se ravigoter...

Il est là aujourd'hui, le momoqueur...

Mais demain ?

 « Charles-Francis Richter a commencé sa carrière tout en bas de l’échelle. » (JpéQ)

 « En face de la machine à café, les faux-jetons sont vite démasqués. » (JpéQ)

 Vendredi 13 août 2010 (390)

 Il paraît que c’est aujourd’hui la journée des gauchers contrariés. Cela agace un peu mon côté droitier contrariant.

 « Une peinture représentant la course d’un cheval, c’est un galop peint ? » (JpéQ)

 « Je te lèche tranquille, dit l’Auvergnat à son épouse, avant d’entreprendre d’une langue dynamique l’entrejambe de la dame susdite. »  (JpéQ)

 Mardi 17 août 2010 (391)

 « Ouvrir une maison de repos pour vieux hippies et l’appeler « Hospice and love » me semble pertinent. » (JpéQ, avec la complicité de feu Thierry Jonquet)

 « Le chanteur hollandais Dave vient de constituer un duo avec un célèbre marchand de pommes. Adam et Dave, ça sonne plutôt bien ! » (JpéQ)

 Mardi 7 septembre 2010 (392)

 « Dispute à la poissonnerie, le thon monte. » (JpéQ)

 « Celui qui tient à la peau de ses couilles comme à la prunelle ses yeux, préfèrerait-il qu’on l’émascule ou qu’on l’éborgne ? » (JpéQ)

 « Comme disaient les soldats américains, ad vietnam aeternam. »  (JpéQ)

 Mardi 14 septembre 2010 (393)

 « Sa passion : photographier des légumes. Récemment, il m’a montré ses images d’épinards. » (JpéQ)

 « Manifestation chevaline, leur slogan : Trot, c’est trot. » (JpéQ)

 « Le dictionnaire est une machine à rêver. » (Roland Barthes)

 Vendredi 8 octobre 2010 (394)

 Scoops:

 Le Pen, tout comme son homologue belge, Bart De Wever, est favorable au port du voile. Il aurait déclaré : « Mais qu’ils les mettent, les voiles ! Qu’ils les mettent seulement. »

 Anita Bryant, chanteuse méconnue des années 70 aurait déclaré : « Si Dieu avait voulu avoir des homosexuels, il aurait créé Adam et Walter. »

 Benoît quatre au carré, chef d’une institution constituée d’hommes obligés de sodomiser les enfants de chœur plutôt que de se faire du bien avec un(e) partenaire adulte et consentant(e) aurait déclaré : « Il est tout aussi important de préserver l'humanité des comportements homosexuels ou transsexuels que de sauver la forêt tropicale. »

Momoqueurs (381 à 388)

Mardi 25 mai 2010 (381)

 

« Il ne faut pas réveiller le livre d’or. » (JpéQ)

 

« Passer ses vacances de Noël à l’île de Pâques. » (JpéQ)

 

« Le pompier est mort, il s’est éteint. » (JpéQ)

 

« C’est l’histoire d’un charcutier qui voit s’ouvrir de nouveaux débouchés… Tu la connais ? » (JpéQ)

 

Mercredi 26 mai 2010 (382)

 

« Je me suis fait avoir, j’ai acheté un bouquin intitulé  100 questions sur le sexe. Je cherche quelqu’un qui aurait la suite : 100 réponses sur le sexe. »  (JpéQ)

 

« Avec le recul, Bill Clinton a-t-il bien utilisé l'arme Monica ? » (Éric Dejaeger)

 

Vendredi 28 mai 2010 (383)

 

« Par rapport au taulard, l’euro est nettement en baisse. »  (JpéQ)

 

« L’assiduité gastrique, c’est se faire de la bile pour ne pas arriver en retard. » (JpéQ)

 

Jeudi 24 juin 2010 (384)

 

« Janus est le dieu des trous-du-cul. » (JpéQ)

 

« La femelle du persécuteur, c’est la mère sécatrice. » (JpéQ)

 

« Elle demande le divorce, elle est incapable de prendre son mâle en patience. » (JpéQ)

 

Vendredi 25 juin 2010 (385)

 

« Dans la Belgique des Simpson, c’est Bart qui commande. » (JpéQ)

 

 

-          Tu pars en vacances ?

-          Oui, je vais camper.

-          Où ?

-          Sur mes positions. (JpéQ)

 

Lundi 28 juin 2010 (386)

 

Quelques brèves de comptoir (JM Gourio):

 

« J'ai toujours dit ce que je pensais... là par exemple je pense à rien, je le dis. »

 

« Dans la vie y'a trois types d'hommes, les cons, et les autres ! »

 

« J'aime bien discuter avec quelqu'un qui est d'accord, ça fait avancer la discussion. »

 

« Je penserai des choses quand les opinions reviendront à la mode ! »

 

Mercredi 29 juin 2010 (387)

 

A cette époque de l’année où le monde se divise en 3, ceux qui ont réussi, ceux qui ont raté et ceux qui gâcheront leurs vacances, je vous adresse ce 387ème  momoqueur avant de profiter de magnifiques congés…

 

« La biture ne fait pas le moine » (JpéQ)

 

« Il faut parfois tourner la page sept fois dans sa bouche. » (JpéQ)

 

« Un enculeur de mouche, ce n’est pas quelqu’un qui sodomise de freluquets boxeurs. » (JpéQ)

 

 

Jeudi 5 août 2010 (388)

 

« J’ai profité de ces vacances pour régler l’une ou l’autre question. J’en ai profité pour me marier et j’ai décidé de faire un enfant à ma femme. Et vous, bien amusés ? »(JpéQ)

 

« Pour aller de la Champagne à l’Alsace, tu passes par Vittel et Contrexéville ! C’est bien fait quand même. Même que dans l’autre sens, c’est la même chose. C’est comme si en Belgique, pour aller de Chimay à Rochefort, fallait passer par Spa et Chaudfontaine. Mais, là c’est un fameux détour. » (JpéQ)

 

« Je n’ai pas bu de vin de Metz. » (JpéQ)

Momoqueurs 378, 379 et 380

(378)

« L’ascension, c’est la fête des gens qui s’envoient en l’air, me disait un Mongol, fier de son trait d’humour. » (JpéQ)

 

« Il paraît que l’été, les faunes s’enfilent. » ( ?)

 

« La grammaire française voulant que lorsqu'on écrit un nom propre, il convient de le faire avec une majuscule, doit-on écrire Bite quand on vient de la laver et bite dans toutes autres circonstances ? » ( ?)

 

(379)

 

« Quand ma mère me gronde, je reçois un savon de Marcelle. » (JpéQ)

 

« Une seule croix, Jésus, ça ne suffit pas pour gagner au Lotto. » (JpéQ)

 

(380)

 

Petit test.

Comment faire pour savoir si le couple que vous croisez au gré d’une promenade dominicale est d’origine flamande ou wallonne ?

Très simple, vous leur dites bonjour, même et surtout si vous ne les connaissez pas, simplement parce que votre bonne humeur vous incline à les saluer courtoisement.

S’ils sont Wallons, dans la plupart des cas, ils vous répondront bonjour, comme il se doit.

Si par contre, ils vous ignorent, ou pire encore, vous détaillent de la tête aux pieds de leurs gros yeux protubérants, se demandant qui sont ces quidams qui les agressent, il y a fort à parier que les intéressés soient de véritables Flamands.

Dans ce cas, un conseil, évitez le ton insistant.

 

« Ces gens qui, d’un ton pathétique, se déclarent si Belges, si patriotes, me font penser au gamin qui après s’être fait mettre des coups de ceinture dit à son père qu’il l’aime. » (JpéQ)

 

« Je rêve du Wallonie indépendante où le Standard serait champion chaque année. » (JpéQ)

Momoqueurs 374-5-6-7

(374)

« J’ai passé un week-end très people. J’ai rencontré un gars qui a un copain qui est marié avec une gonzesse qui a été femme de ménage chez François Pirette. C’est dingue, non ? » (JpéQ)

 

« Je trouve que Philippe Lafontaine est un homme affable. » (JpéQ)

 

 (375)

 

« Toute la France aux sports d’hiver : Aux Arcs, citoyens ! » (JpéQ)

 

« Un Tupolev pour Sarkozy ou les Français vont demander l’asile politique en Pologne. » (JpéQ)

 

(376)

 

« La nouvelle génération écologiste roule en cabriolet équipé d’un moteur au bio-éthanol, place des panneaux solaires sur sa villa quatre façades, se lave les dents avec le même dentifrice que JM Javaux, l’homme qui tutoie Leterme et pète dans la soie durable. En juin, je vote PTB. Au moins, je suis sûr que ça ne servira à rien et que je pourrai continuer à fumer. » (JpéQ)

 

« Aux urnes citoyens ! Ça sonne comme une publicité pour la crémation. »  (JpéQ)

 

« La seule solution pour la Wallonie, le rattachement à la Hollande. Ça ferait bien chier les Flamands. » (JpéQ)

 

 (377)

 

« Mariage satanique : pour le vampire et le meilleur. » (JpéQ)

 

« Il paraît que c’est bien lisse au pays des merveilles. » (JpéQ)

 

« Je me demande pourquoi on n’a jamais fait une traduction en braille du code de la route. » (JpéQ)

Momoqueur (373)

« Epitaphe : Il vécut picoleur et fondamentalement anarchiste, un gars sans foie ni loi. » (JpéQ)

 

« Si tu veux acheter une baraque en Flamandie, il faut prouver que tu parles le flamandien. Si tu veux rouler en Lada, il faudra prouver que tu parles l’ukrainien. Si tu veux conduire ta Lada en Flamandie, t’es dans la merde.» (JpéQ)

Pourquoi j’ai balancé 200 amis à la poubelle ?

Pourquoi j’ai balancé 200 amis à la poubelle ?

 

Dimanche dernier, dans un coup de colère, tenaillé par l’amertume, j’ai cliqué sur des dizaines de petites croix, faisant ainsi comprendre à certains que je ne souhaitais plus voir leurs mines réjouies dans mon réseau « social » d’amis, me privant ainsi de partager avec eux les petits bonheurs de la vie quotidienne.

Je crois trop en l’amitié pour pouvoir affirmer sans rougir ma capacité en tenir autant de personnes en si haute estime.

Parce qu’un ami, ce n’est pas quelqu’un dont j’ai besoin de connaître la couleur des selles matinales, vu que je m’en tape.

Parce qu’un ami ne doit pas se sentir obligé de me prévenir du bonheur qui l’étreint d’avoir avalé douze hot-dogs et six pilules d’ecstasy lors de la soirée organisée par les pompiers retraités de Mortepleine-la-Joyeuse, vu que je m’en tape aussi

Parce que les vieux croutons avec lesquels j’ai fréquenté l’école maternelle, s’ils ne sont pas encore morts, peuvent rester là où ils sont. Dans le camphre et le formol ; dans le Larzac ou à New-York ; au PS ou au MR. Si l’envie me prend de les revoir, je sais de quel bistrot ou de quel cimetière je dois pousser la porte.

Parce que mes ex, j’aimerais bien qu’elle garde ce statut enviable et ne viennent pas me retrouver pour haleter de désir ou quémander quelques soupirs que je destine à une autre.

Parce que la décence à des limites et que je préfère celui qui exhibe ses couilles en public (un vrai public avec de vrais yeux stupéfaits et des murmures d’indignation qui sortent de leurs vraies bouches) que celui qui vide sa bile dans la sécurité autistique de son univers électronique.

Parce que, lorsque bobonne pleurniche sur facebook sur les aléas de la dépression chronique dont souffre son toutou et que ses « amis » lui affirment d’un clic qu’ils aiment ça, je me demande ce qu’ils apprécient véritablement dans cette catastrophe.

Parce que facebook est un pas supplémentaire franchi vers cet univers contrôlé ou ce que chacun pense, a pensé et pensera un jour est collationné dans le grand ordinateur central de la pensée unique.

Parce que je ne comprends pas quelle conception de l’honnêteté inspire mes « amis » à partager la joie de mes ennemis à me faire du mal.

Parce que faire partie de groupes militants pour des causes d’une très relative noblesse ne procure que de chimériques représentations de cohésion sociale.

Parce qu’il est bon de s’appartenir, parce que la Liberté sera bientôt notre dernière richesse et surtout parce que je ne voudrais pas que mes vrais amis pensent que je les trahis avec le premier quidam qui trouve rassurant de compter 3852 contacts lorsqu’il ouvre la page d’accueil de son compagnon de vie…

Parce facebook est un outil d’isolement social, contrairement à la façon dont il se définit et qu’il confine les personnes dans leur solitude, dans leur crainte d’aller vraiment vers l’autre.

Pour toute ces raisons et d’autres encore, je vous prie, de croire, vous qui avez cru en mon amitié, que c’est par respect que je vous ai rayés de ma liste d’amis.

 

Jean-Philippe Querton

 

PS : A ceux qui me rétorqueront : « Personne ne t’a obligé à t’inscrire sur facebook », je répondrai que je m’y suis retrouvé contre mon gré. Preuve de plus que l’outil est pervers ; n’importe qui peut s’y retrouver sans qu’il le souhaite et rien n’est plus facile que d’aller sur le profil de quelqu’un qui ne veut pas communiquer avec vous pour y espionner ses états d’âme.

Qui a dit malsain ?

Momoqueur (372) Spécial Christophe Gilot

Christophe Gilot, je l’ai rencontré dans un bistrot, il a publié deux ouvrages, respectivement aux Editions du Comptoir, et celles des Brasseurs ! Faut-il en déduire que le fil conducteur de ses pensées se trouve dans l’éthylisme ? Je pose la question. A chacun d’y répondre. Il se présente comme un détourneur de mots, de phrases, un écriveur loufoque, un plasticien moraliste.

 

Voici quelques unes de ses définitions.

 

« Flamingant

Flamand faisant

Tout un plat

De son pays. »

 

« Héritage

Passer à l’acte

De nos terres. »

 

« Libéralisme

Politique qui consiste

A tailler des pipelines

A la finance. »

 

« Ouragan

Pire hâte

Des caraïbes. »

 

Christophe Gilot : Le dictionnaire du Cyclope, Editions Le Comptoir, Liège ; Parallèles n°4, Editions les brasseurs, Liège

 

Momoqueur (371)

« Fréquenter les Flamands m’a permis de découvrir que ce sont les gens qui n’ont rien à dire qui le disent le plus fort. » (JpéQ)

 

« Ne jamais scier la branche à laquelle vous allez vous pendre. » (Alain Dantinne)

Critique du roman "Les Perdants" par Florian Houdart

Critique des « Perdants » de Jean-Philippe Querton

Il y a quelques années, alors que je scribouillais encore des textes plus ou moins gores ou plus ou moins romantiques, j'eus une brillante idée : participer au concours de nouvelles de la bibliothèque communale de Soignies. Pour une fois, les petits lots à gagner n'étaient pas là que pour mettre du piment dans le jeu. Parce que voyez-vous, d'habitude, à Soignies, si vous êtes une jolie donzelle capable d'aligner les platitudes, vous avez droit à un véritable gala quand votre beauté est officiellement reconnue par quelques vieux types amateurs de jambonneaux encore mineurs. Par contre, si vous prétendez écrire à dix-sept ans, vous passez pour un jeune un peu fou et peu fréquentable.
Cependant, cette fois-là, j'ai été dignement récompensé de mes efforts : j'ai gagné un livre de Jean-Philippe Querton, auteur dont je ne soupçonnais alors pas encore l'existence. En plus d'avoir adoré ce Poulet aux Olives, j'ai ainsi appris l'existence de Chloé des Lys, mon futur éditeur, et j'ai pu à nouveau trouver mon bonheur dans ce fourre-tout médiatique qu'on appelle Thriller, loin de la bouillie informe d'une Patricia Cornwell. Parce qu'avec Querton, vous savez, même le style est «gastronomique» tant il se savoure plus qu'il ne se dévore, laissant une agréable envie de retenter l'expérience plutôt qu'une vague impression de satiété.
C'est donc avec plaisir que j'ai retrouvé notre auteur et ses "Perdants" après un "Pronunciamiento" palpitant, une "Mortelle Praline" savoureuse mais plus légère et un "Homme à la Chimay bleue" touchant et ingénieux.
La surprise a été au rendez-vous. Dés les premières pages, je peine à reconnaître le Querton que j'apprécie, celui qui jongle avec les mots et les expressions en guise d'apéritif avant de nous servir une petite scène d'action en entrée pour mieux enchaîner sur le plat principal par après. Le Querton que je découvre ici se fait discret pour laisser place à son ou plutôt ses personnages principaux : un certain Monsieur Robert possédant une double personnalité.
Une plume sèche, tranchante nous présente cet être dual. Ici, tous les mots prennent leur sens comme un télégramme en pleine guerre. Il est des romans qui démarrent lentement, construisant leur univers au fil de la lecture pour proposer au lecteur une croisière paisible et lui offrir un peu de vacances. Il en est d'autres qui nous plongent directement dans un monde dérangeant, au travers de scènes aussi brèves qu'efficaces. Vous aurez compris que « Les Perdants » appartient à cette deuxième catégorie. L'histoire que nous raconte Jean-Philippe est tellement abominable que sans son talent, elle en serait certainement peu crédible.
Pourtant, ici, on ne peut qu'y croire. Ce n'est plus un livre qu'on lit mais un album de famille qu'on ouvre. Et la vieille dont le mutisme en dit long se penche sur notre épaule pour nous confirmer que non, on ne rêve pas. Apparaît alors au milieu de tout cela, la petite Aïcha, une lolita d'Orient. Douze ans, l'innocence d'une enfant pour certaines choses, l'esprit retors d'une adulte pour d'autres. Si Robert et sa famille sont une collection de monstres, les autres personnages sont loin d'être des anges. Un parti pris extrêmement dérangeant quand on aborde un sujet aussi grave que la pédophilie mais aussi terriblement salutaire en ces temps où certains intermédiaires auto-proclamés du Seigneur nouent parfois avec leurs enfants de cœur des relations plus qu'étranges. Mais au fond, il s'agit toujours d'une relation maître-élève, exactement comme ici et les clins d'œil à la Lolita de Vladimir Nabokov sont là pour montrer que les perdants est tout aussi contagieux, peut-être même davantage, Robert étant incapable d'intellectualiser ses hauts faits comme le faisait Humbert Humbert à chaque page.
Ce n'est d'ailleurs pas sans raison que j'ai commencé le livre un lundi et qu'il était déjà terminé le lendemain sans même que je m'en rende compte, mes envies pressantes de m'octroyer des pauses répétées au bureau pour pouvoir poursuivre ma lecture y étant sans doute pour quelque chose.
Arrivé à la fin, on ne s'étonne plus. De fin, il ne peut d'ailleurs y en avoir qu'une seule sans quoi cette histoire sordide serait purement gratuite, en dépit de toutes ses qualités d'écriture. Cela aussi, Jean-Philippe Querton l'a bien compris.
Dans "Pronunciamiento", l'auteur maniait déjà avec talent la noirceur et l'audace. « Les Perdants » reprend cet état d'esprit en faisant montre en plus d’une gestion du rythme irréprochable. Il y a donc bel et bien au moins un gagnant dans toute cette histoire : Jean-Philippe Querton.
Si le chiffre et les «mauvais bons sentiments» dictaient un peu moins leur loi en littérature, il est évident que notre homme trouverait une place dûment méritée au rayon Thriller de toutes les bonnes librairies. « Les Perdants » en a tout le potentiel, justement parce qu'il se refuse à prendre ses lecteurs pour des cons en leur donnant de vaines leçons de morale.
Il n'y a donc qu'une chose à dire pour conclure : si vous aimez les romans noirs, les styles qui accrochent tout en évitant le racolage, lisez ce roman et parlez-en à d'autres amateurs du genre. Il le mérite amplement.

 

Florian Houdart

Les Mystères de la Cuisine du Hainaut

En avril, paraîtra aux Editions de la Province du Hainaut, un livre étrange...

C'est à la fois, un inventaire d'une centaine de recettes de cuisine de la province, à la fois récit policier...

Réservez votre exemplaire à jeanphilippe_querton@yahoo.fr

Un résumé:

"L’auteur a grandi et vécu des années à Ecaussinnes, il a cuisiné à Feluy et à Binche, il a étudié à Mons, adore la Chimay et travaille à Tournai. Il lui arrive parfois de quitter la province du Hainaut, pour un pèlerinage en terre ardennaise, par exemple. Là où il retrouve les racines maternelles, en ces lieux où il découvrit la truite, l’escargot, les cuisses de grenouille, la crème fraîche et le beurre de ferme. Les premiers émois gastronomiques, ceux qui marquent la mémoire gustative.

 

Pour Jean-Philippe Querton, cuisiner permet d’accéder à la détente, à la sérénité. L’acte est pratiquement mystique, il est vital.

Cuisiner, c’est ne jamais refaire les mêmes gestes ; c’est créer, inventer, imaginer, composer avec les saveurs.

« Les mystères de la cuisine du Hainaut », c’est un concentré de bonheur. On y trouve une centaine de recettes dénichées au hasard de rencontres avec ce qui se fait de mieux comme artisans de bouche dans cette belle province. Il y a derrière ce livre des heures de discussion, d’échange, de partage, de dégustation.

Puis, il y a ce concept nouveau : allier la déclinaison des propositions gourmandes avec un récit aux allures de polar. Une enquête dans les milieux de la gastronomie hainuyère menée par un limier dont l’ambition est de sauver  tout ce qui fait l’authenticité de notre terroir.

Les plats proposés dans cet ouvrage sont une invitation à élaborer des repas dans la lenteur tout en faisant appel à la créativité de chacun. C’est une invitation à retrouver le temps nécessaire pour cuisiner des produits simples, issus des jardins, des fermes et du savoir-faire des producteurs passionnés que l’on déniche au hasard des balades en Hainaut."

 

 

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