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  Jean-Philippe Querton

Momoqueur (370)

« En Belgique, l’idole déjeune le matin, en France, le midi. » (JpéQ)

 

« Ne pas confondre enfants adoptés et implants mammaires. » (JpéQ)

 

« Le port du voile est très controversé, surtout chez les roues de vélo. » (JpéQ)

Chronique d’un séjour en Oulipie, chez un sacré nom de Dieu de pataphysicien.

C’est un endroit qui ne ressemble pas, mais pas du tout à la Louisiane, encore moins à l’Italie. Il n’y a pas de linge étendu sur la terrasse, encore moins des enfants qui se roulent sur la pelouse… Les seuls mômes qu’on y croise sourient de la taille de la bistouquette du greluchon.

Il faut y aller chez le père Jaminon.

La guinguette s’appelle « Le vieil Engreux », c’est facile à trouver, c’est juste en face de l’église d’Engreux. Là où le sermon du curé est diffusé à l’extérieur par un haut-parleur, au cas où vous souhaiteriez assister à la messe depuis la terrasse du bistrot. Mais personne ne vous a dit que le village, lui, était simple à dénicher. L’autochtone indigène du pays vous dira juste qu’il faut rester sur la route. Et surtout ne pas s’aventurer dans les bois, au risque de se faire trancher la gorge par quelque ennemi mal intentionné, affirmera t-il, geste de la main à l’appui.

Une fois la porte franchie, l’homme aux grosses lunettes sourit et lance quelque vannerie joliment ficelée. Il se soumet au rite de la bienvenue, présente les 700 nains, trolls ou vilains personnages qui décorent les lieux, il montre le greluchon de pierre au sexe énorme et la baignoire de la fertilité, un énorme caillou qu’il a taillé pour en faire une baignoire propice à la reproduction de l’espèce. Puis, il invite à chercher comment l’objet a été greluchonné. Fameuse devinette.

Jacques s’en retourne, la malice aux lèvres, vers son comptoir et débite quelques bières, en vide une de temps en temps. A l’heure du repas, il trottine du fourneau au comptoir, du comptoir aux tables, il balance le rouleau de nappe en papier, s’en retourne surveiller la truite qui grésille, s’en vient ouvrir quelques Chouffe d’Achouffe, revient prendre une commande, accueille en wallon l’un ou l’autre envahisseur flamand…

Comment fait-il ?

Il prend le temps de papoter, de conseiller la visite de l’exposition à l’étage, là ou l’un ou l’autre fou littéraire a laissé trace de son travail, là ou un Poliart ou un Decressac s’en est venu de La Louvière pour déposer des toiles, des dessins.

Cet homme est fou, se dit-on.

Il est d’un âge ou le commun des mortels aspire à un repos bien mérité ; Jaminon doit avoir une autre vision des choses.

A ce sujet-là aussi.

Est-il poète ? Méfions-nous du terme.

Artiste dans le sens plein du terme, à coup sûr.

C’est un homme qui crée sa vie comme une œuvre d’art.

Vous ai-je convaincu de l’absolue nécessité de faire un détour par Engreux la prochaine fois que vous vous promènerez en Ardenne ?

Je l’espère.

En tout cas, moi, c’est juré, j’y retournerai chez le père Jaminon.

Parce que son bistrot est jumelé avec l’Auberge de France de Montcuq, parce que l’homme fait partie des Taste-Fesses Mosans, parce qu’il est le fondateur de l’Académie Internationale des Nutons et pour manger ses boulets à la liégeoise…

 

En savoir plus : http://www.vieil-engreux.be/

 

Momoqueur (369)

« C’est le printemps, la France a des érections, mais très régionales » (JpéQ)

 

« Esbroufe ? Non, je crois que c’est Roger. » (JpéQ)

 

« Avoir une gueule de lamproie ne veut pas dire que vous êtes fait pour le boulot. » (JpéQ)

 

« Allongé à ses côtés, me prend l’envie de lui faire l’amour. Je m’approche, je l’embrasse, la caresse. Je suis au bord d’elle. » (JpéQ)

 

Momoqueur (368)

Laissez-moi vous narrer quelques bribes de ma matinée de ce samedi 13 mars…

Je devais m’atteler à rédiger un texte court pour promouvoir sur les antennes de la RTBF le week-end « Jardins & Potagers » à Redu, village du livre.

Cherchant l’inspiration dans ma bibliothèque, je retombai sur « Les pensées d’un ortieculteur », un recueil d’aphorismes de l’ami Dejaeger (Éric, de son prénom), publié aux Ateliers du Tayrac.

Ce devait être l’ouvrage idéal pour promouvoir les senteurs des légumes, le parfum des arbustes, les fragrances de la basse-cour et les effluves bovins…

Pas du tout, mais je sortis ravi de cette saine (re)lecture et ne résiste pas à la tentation d’en partager avec vous quelques extraits choisis.

 

« J’ai de la cuite dans les idées »

 

« Cela fait des années que je refais le monde. Il n’a toujours pas changé, mais la bouteille est chaque fois différente. »

 

« Les gens qui ne boivent pas, ne fument pas et ne baisent qu’au lit ont des vices cachés. »

 

« J’aime prendre mes jambes à ton cou. »

Momoqueur (367)

Est-ce chic, est-ce choc?

Est-ce trash, est-ce gore ?

Est-ce hot, est-ce cool ?

Est-ce 8 ou 10 plomate ?

En tout cas, c'est sexe...

Yeah !

 

 

« Le bonheur suprême, un empalage cadeau ! » (JpéQ)

 

« Je préfère la raie de tes fesses que l’arrêt d’autobus. » (JpéQ)

 

Momoqueur (366)

Des mots de ma femme... « Il y a des mots qui ne sont pas au dictionnaire mais qu’on trouve dans le catalogue IKÉA. » (Styvie.) « C’était il y a longtemps, à l’époque où on chantait en noir et blanc. » (Styvie) « Les bouts ronds, ça change des angles trop pointus… » (Styvie.) « J’ai percé le mystère du cheese cake. » (Styvie.)

Un séjour à La Louvière en Bretagne

Petit compte rendu d'un séjour à La Louvière en Bretagne.

 

Arrivée un peu avant midi, pas d'apéritif, ni marée, ni embruns, ni chapeaux ronds, ni crèpes, ni langoustines.

Merde aux Bretons.

A midi, pique-nique sous l'œil de Paul Pastur.

Un grand comique régional.

Lorsque commencent à résonner le son du biniou et la voix rauque de milliers de Gauloises sans filtre d'un chanteur (?) se forment des rondes. Quelques futures personnes âgées tournent lentement, apprenant des pas d'un ridicule assez proches de celui des fêtes enfantines dont la bienséance nous oblige à ne pas nous moquer.

On ne rit pas des enfants.

Encore moins des vieux qui s’ignorent.

A 15 heures, il n'y toujours aucun Breton ni aucun indigène qui s'est intéressé à ce pourquoi je suis là: promouvoir modestement mes écrits.

Mes collègues écrivains semblent résister courageusement à l'ennui.

Le temps de cette réflexion, apparaît la fée politique du logis.

Une mandataire de poids mais sans influence qui nous remercie pour notre présence et nous annonce des lendemains qui chantent: "ça ira mieux l'année prochaine!"

Je regarde ma jambe et la trouve fort belle.

Le supplice continue.

Une religieuse en blue jean nous propose la lecture d’une nouvelle larmoyante, de celle qui ferait s’esclaffer le comité de lecture d’une sombre maison d’édition qui s’appellerait « Bonjour les ringards ».

Consternante déclamation qui génère des soupirs parmi un public aussi atterré que clairsemé.

La Bretagne commence à me sortir par les trous de nez.

Je commence à comprendre pourquoi les paquebots y échouent avec autant d’enthousiasme pour y déverser des tonnes de fuel.

A 16 heures, je lève l’ancre.

Je jette le gant.

J’abandonne les Bretons et leurs frères louviérois à leur triste sort.

Le prochain qui me parle de Fest-Noz, je lui pince les narines.

Momoqueur (365)

« Parfois, on se demande si l’homme ne descend pas du gland. » (JpéQ)

 

« Je suis Ardennais par moments… Pardon, par maman. » (JpéQ)

 

« L’association des militants pour la vie éternelle s’est mise en grève de la fin. » (JpéQ)

Momoqueur (364)

J’ai lu récemment « La récup’ », un ouvrage de Jean-Bernard Pouy, (Points, Romans Noirs, 2219). Il y était longuement question de réflexions philosophiques autour de la vache.

Je vous les offre.

 

 « La vache est notre seconde maman. » (Jacques Lacan)

 

« J’ai un souvenir très violent de l’innocence de la vache. » (Marguerite Duras)

 

«  De tout temps, la vache a été ressentie par certains comme une secrète insulte. » (Claude Debussy)

 

« Quand je vois une vache, je pense à l’Art. » (Francisco Goya)

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